Une partie à l’aveugle est une partie où l’un des joueurs (voire les deux) ne voit pas l’échiquier ; il annonce les coups oralement à l’aide d’un vocabulaire propre aux joueurs d’échecs :

  • « e4 » : signifie « avancer le pion situé colonne e en case e4 »
  • « cavalier c3 » : signifie « déplacer le cavalier en case c3 »
  • « fou prend c4 » signifie « le fou prend la pièce adverse qui se trouve en case c4 »

            Mais comment font-ils pour tout mémoriser ? Une image photographique de la position sur l'échiquier à chaque instant ? Impossible ! En fait, ils mémorisent l'enchaînement logique des déplacements des pièces et ils jouent les coups qui leur permettent de se retrouver dans des positions qu’ils connaissent bien.

            Un joueur expérimenté est donc capable de mener à bien une partie complète moyennant de l’entraînement bien entendu. Les parties sont bien sûr d’un niveau inférieur aux parties classiques.

Yannick Gozzoli et Gildas Goldsztejn jouent tous les deux à l'aveugle

Une partie à l'aveugle de Philidor à Londres dans les années 1780

Quelques records de parties simultanées à l’aveugle

date

nom

nationalité

adversaires

réussite

1751

François-André Philidor

française

3

100%

1858

Paul Morphy

américaine

8

87%

1876

Johannes Zukertort

allemande

16

84%

1933

Alexandre Alekhine

russe

32

73%

1947

Miguel Najdorf

polonaise-argentine

45

91

  Loek Van Wely défie, en simultanée à l'aveugle, 5 présidents de clubs corses. Simultanée à l'aveugle de Paul Morphy à Paris en 1858